Quelques impressions du bout du monde … english version
(Les Tambours français en Russie) photo : Les Tambours français à Vladivostok

Lundi, 14 heures, Gare de Tarare. Le train arrive, le "grand voyage" commence, le compte à rebours s'est achevé.
Lundi, 17 heures, Hôtel Printania à Paris. Au fur et à mesure des arrivées, depuis nos provinces, le climat s'installe. Il se renforce par la découverte des instruments de Fabien Pottiez, les inévitables commentaires de chacun, la remise des documents, les consignes à observer.
Mardi, vers 9 heures, Airbus Paris-Moscou. Nous engageons bien sûr la conversation, avec mon voisin de siège. Celui-ci, français, prêtre, me confie avoir dirigé dans les années soixante une batterie-fanfare en Sarthe, et posséder encore la collection des enregistrements "Variétés en Fanfare" de la B-F de l'Air. Quelle ne fut pas sa stupéfaction quand il apprit que Robert Goute était là, quelques rangées de sièges plus avant. La présentation, au débarquement, fit deux heureux.
Mardi, vers 16 heures, Aéroport international Cheremetievo à Moscou. La valise perdue, les premières démarches …
Mardi, vers 18 heures, Aéroport Domodedovo, à Moscou. "Too late". Le vol manqué, suite des démarches …
Mercredi, vers 12 heures, Hôtel en campagne moscovite. La répétition, organisée pour éviter de perdre ce temps d'attente forcée, a sans doute fourni de bons enseignements à Jean-Luc et a aussi permis à chacun de se familiariser un peu avec les tambours neufs.
Nuit de mercredi à jeudi, Boeing de l'Aeroflot. Ceux qui ne dorment pas peuvent admirer à travers les hublots de gauche un magnifique lever de soleil sur le grand nord sibérien, la courbure de notre globe terrestre est alors nettement perceptible.
Jeudi fin de matinée, Vladivostok. Nous sommes arrivés au "bout du monde". Premières impressions sur cette cité. Le relief est très présent, il ne semble pas y avoir de "centre-ville" tel que nous pouvons en trouver généralement. Il fait chaud, environ 23 degrés, ce qui nous change par rapport aux 8 à 10 degrés de Moscou. Nous enchaînons repas et rencontre avec la presse, désormais accompagnés des sympathiques étudiants-guides-interprètes.
Vendredi début d'après-midi. Les choses sérieuses commencent. Nous revêtons la tenue "A" (celle avec l'écharpe tricolore) pour nous exprimer enfin, en deux interventions à la cérémonie célébrant la première rencontre de judo.
Vendredi vers 17 heures. Cinq d'entre nous, les plus gaillards, vont visiter un très beau et grand voilier. Les autres vont représenter le groupe au Congrès des Présidents d'universités de la zone Pacifique. Notre prestation du lendemain est annoncée. Nous assistons à un merveilleux spectacle, particulièrement de danse.
Samedi 14 heures. Rendez-vous au Palais du festival pour le raccord de mise en place, avec réglage des éclairages. Le parcours en terrain inconnu, dans le noir complet, causa la "chute d'un corps", heureusement sans conséquences pour la suite.
Samedi après-midi. Nous inaugurons le nouveau costume (tenue "B"). D'importantes forces de sécurité ont pris place autour du bâtiment. L'attente nous semble très longue, cette durée étant toutefois tempérée par la présence de nombreux mannequins et autres stars. Enfin, c'est à nous, nous entrons, nous jouons, et cette fois les quelques minutes sur scène passent évidemment très vite.
Samedi en soirée. Nous avons été invités à la réception donnée par le gouverneur de la province maritime. Nous côtoyons toute la jet-set locale, mais aussi des personnalités de tous horizons. Quelques conversations voient le jour.
Samedi milieu de la nuit. Nous rentrons à quelques-uns à l'hôtel. Le chantier de construction qui se situe de l'autre côté de la rue fonctionne toujours, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, avec une bonne proportion d'ouvriers chinois. Contrastes !
Dimanche début d'après-midi, tarmac de l'aéroport de Vladivostok, dans le Boeing de l'Aeroflot. Des passagers nous ont reconnu, suite à notre passage à la télévision. Il est répondu à leurs questions, il est fourni quelques explications sur notre groupe, sur notre présence ici, et sur le Tambour français.
Dimanche soir, vers 23 - 24 heures, Hôtel Printania à Paris. Nous concluons une longue journée (voilà vingt-six heures que nous sommes debout, conséquences du rattrapage du décalage horaire) par une réunion spontanée, avec débriefing, échanges, puis enfin une bonne nuit réparatrice.
Lundi midi, Gare de Tarare. Retour à la case départ. Il demeure, pour toujours, plein de souvenirs, et aussi le sentiment d'avoir participé à une première, à quelque chose d'exceptionnel.
Les jours suivants. Le sentiment dominant est la profonde gratitude envers tous ceux qui ont œuvré pour la réalisation de ce voyage, que vous connaissez, qui seront certainement cités par ailleurs. Merci à tous.
Ph.V. - 2007-10-07

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